Le Corps comme Œuvre d'art : le caractère haptique de la perception cinématographique chez Merleau-Ponty
DOI:
https://doi.org/10.14195/0872-0851_69_5Palabras clave:
Merleau‑Ponty, cinema, fenomenologia, estética, visão háptica, corporeidadeResumen
La corporéité étant au centre du travail philosophique de Maurice Merleau-Ponty, on se demandera s’il est possible de concevoir une esthétique phénoménologique à partir du caractère haptique de la vision, en ayant comme toile de fond la perception cinématographique, en tant que « espace affectif de l’intersubjectivité. C’est pourquoi, aux côtés de Maurice Merleau-Ponty, on mobilisera d’autres penseurs ou artistes qui ont pensé ou travaillé par la voie artistique cette dimension haptique du corps ou l’empiétement du regard et du toucher (perception haptique) dans un espace, dans une atmosphère, qui est toujours émotionnelle. Notre propos sera simplement de montrer, au-delà des approches plus ontologiques, phénoménologiques, politiques ou cognitivistes, qu’il y a peut-être aussi une pensée esthétique chez Merleau-Ponty, qui devient désormais plus cohérente et sédimentée, notamment par les travaux d’une nouvelle génération de chercheurs. Ainsi, en partant d'une a-philosophie comme vraie philosophie, pour en venir au corps charnel comme « sensible exemplaire » de la structure de tout l’être, nous essaierons de poser l’hypothèse de la « vision haptique » comme expression fondamental de notre être-au-monde (ontologique) en tant qu’ouverture par le désir au sens sensible de la vérité des événements. De cette manière, notre propos sera simplement de voir dans quelle mesure l’expression « vision haptique » peut inaugurer une nouvelle compréhension de la sensibilité (aisthÄ“sis), et dans quelle mesure nous pouvons la penser philosophiquement à partir de la « réhabilitation ontologique du sensible » (Merleau-Ponty). En ce sens, l’art est un point d’ancrage indépassable, puisqu’il nous donne des « ways of seeing » (John Berg), c’est-à -dire de voir le voir et de se voir (dimension spéculaire et réversible de la vision tactile ou haptique), et de sentir autrement notre propre existence, de l’habiter au-delà de soi-même, pas seulement avec le regard, mais charnellement, comme révélation primordiale d’une coexistence intercorporelle humaine.
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